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Je réveille en douceur mon esprit. Je frotte mes yeux engourdis. Ils me brûlent, c'est très désagréable. Mes allergies vont me pourrir la vie, comme chaque été. J'aperçois mon mp3 sous l'oreiller. J'ai du m'endormir avec ce matin, juste après avoir lu la dernière page de Stupeur et tremblement. Je lève la tête, il est 13heures. Je perçois des bribes de conversations provenant de la cuisine. Quelques rayons de soleils passent par mes volets. Il fera beau, c'est déjà ça. J'apprécie le farniente. Ces instants où je n'ai ni envie de me lever, ni de me rendormir. Je somnole seulement. Et puis je me lève enfin. Retire la couette encore chaude, pour débuter une nouvelle journée déjà bien entamée en me suggérant que chaque jour nouveau me rapproche un peu plus de la mort, aussi lointaine et incertaine qu'elle soit. Je suis prise d'une mélancolie. Vous savez celle qui persuade de l'inanité de la vie.
Napraï